Recherche participative autour des luttes et cultures féministes et LGBTQIA+ en Charente-Maritime
Cette recherche participative a émergé d’une volonté de citoyen.nes du territoire rochelais de documenter les luttes et cultures féministes et LGBTQIA+ en Charente-Maritime. En partant du constat d’une invisibilisation de ces luttes et cultures sur l’espace public, elle vise à collecter et analyser les archives existantes en collaboration avec les citoyen.nes, associations et institutions volontaires.
La Chaire Participations Médiation Transition citoyenne est intéressée par la dimension participative du projet dans le but de documenter ce type de recherche, émergée d’une demande sociale locale.
La recherche participative est co-porté par la Chaire Participations Médiation Transition citoyenne et le FAR – Fonds Audiovisuel de Recherche, une association rochelaise qui rassemble et numérise les archives audiovisuelles d’hier et aujourd’hui en Charente-Maritime.
Une soirée d’inauguration du projet de recherche a eu lieu le 10 juillet 2026 dans les locaux du Comm’on lab de La Rochelle Université. Cet évènement a été l’occasion de présenter les objectifs du projet. 28 personnes ont été présentes. Quatre sous-groupes ont été constitués pour échanger autour de deux thèmes :
L’organisation et les outils de la recherche
Les fonds d’archives existants
Il n’existe pas de définition claire des archives communautaires mis à part le fait qu’elles sont rassemblées « par et pour des communautés » (Gonod 2025). Le Centre d’archives LGBTQIA+ de Paris Ile-de-France propose une classification en trois grand types :
Les archives physiques (documents imprimés, livres, revues, tracts, correspondances, objets, costumes, banderoles, pancartes de manifestations, etc)
Les archives orales (enregistrements oraux d’entretiens basé sur les méthodes de l’histoire orale)
Les archives numériques
Ces archives peuvent être collectées via des dons de particuliè.res, d’associations ou de sociétés. Les fonds se construisent dans la durée. Après leur inventaire, accompagné par les Archives départementales de Charente-Maritime, les archives seront analysées de façon participative. Le projet sera documenté dans son long cours et fera l’objet de publications et d’une exposition participative.
Au cours des années 1970, le terme de community archives (en anglais, pouvant être traduit par archives communautaires ou archives de communautés en français) émerge, essentiellement dans les pays nord-occidentaux, pour désigner un nouveau mouvement archivistique. Il se place dans un principe d’archivistique critique et est un effet de l’activisme contre la guerre, le racisme et l’antisémitisme notamment. Deux modes d’accès à ces nouvelles archives existent et se croisent parfois, l’accès via la recherche, les disciplines universitaires et les institutions publiques, et l’accès via les groupes concernés. Il s’agit alors de construire et collecter les documents de façon plus ou moins directe afin de mener des analyses sociologiques mais aussi d’appuyer les propos tenus pour les inscrire dans l’Histoire.
Gonod, 2025