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Le CODEV de l’agglomération de La Rochelle: un vecteur d’appropriation du territoire par ses habitants ?

Ce rapport de stage a été produit par Eloi Vannier dans le cadre de son stage de Master 1 au sein du Master Sciences Pour l’Environnement (SPE) – Parcours Gestion Appliquée à la Gestion des Littoraux (GAGL) de La Rochelle Université. Le stage d’Eloi s’est réalisé au sein du Service Participation et Accompagnement des Citoyens dans les Transitions (PACT) et a été co-encadré par la Chaire Participations Médiation Transition citoyenne.

Résumé du rapport

La recherche interroge la mesure dans laquelle la participation citoyenne, au travers d’une instance dédiée comme le Conseil de Développement (CODEV), peut constituer un moyen efficace pour permettre aux citoyens de s’approprier le territoire institutionnel de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, un échelon souvent perçu comme flou, abstrait ou méconnu par rapport à l’échelle communale. Elle s’articule autour de la question suivante: dans quelle mesure la participation citoyenne peut-elle être un moyen efficace de s’approprier le territoire de l’intercommunalité ?
S’inscrivant dans une démarche essentiellement qualitative en géographie sociale, mobilisant les concepts d’« espace vécu » et de « territorialité », l’étude s’appuie sur une enquête par questionnaire adressée aux 82 membres du CODEV de l’agglomération de La Rochelle, l’analyse de 30 productions issues d’un atelier participatif sur leur espace vécu communal, ainsi que la réalisation de 5 entretiens semi-directifs menés avec des acteurs clés gravitant autour de l’instance.
L’étude montre que le CODEV favorise une réelle montée en compétences et élargit la connaissance théorique et pratique du territoire intercommunal chez ses membres, contribuant à transformer une entité institutionnelle parfois méconnue en un espace davantage appréhendé dans sa pluralité. Néanmoins, elle met aussi en lumière les limites de l’exercice et en particulier la persistance d’une sélectivité sociologique des participants, le caractère consultatif de l’instance face au pouvoir décisionnel des élus, et l’absence d’une véritable « identité intercommunale » partagée, qui participe à conserver des attachements territoriaux habitants à l’échelle communale, avec notamment une polarisation forte autour de la ville-centre, La Rochelle.